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Un e-mail aux couleurs des Finances publiques vous annonce que votre entreprise « n’est pas inscrite à l’annuaire » et risque une amende ? Un fournisseur vous signale un changement de RIB la semaine de la bascule à la facture électronique ? Méfiance.

La fuite de données de la DGFiP révélée en août 2026, combinée à l’entrée en vigueur de la facture électronique, a créé un terrain idéal pour les escrocs. Voici comment reconnaître les faux messages et protéger votre trésorerie.

Sommaire

  • Que s’est-il passé avec la fuite de données de la DGFiP ?
  • Pourquoi la facture électronique multiplie les tentatives d’arnaque ?
  • Comment reconnaître un faux message ?
  • Quels réflexes mettre en place dans votre entreprise ?
  • Que faire si vous avez cliqué ou payé ?

Que s’est-il passé avec la fuite de données de la DGFiP ?

Le 14 août 2026, la Direction générale des Finances publiques a annoncé un vol de données consécutif à des accès illégitimes à son système d’information, survenus entre juin et août 2026. Des données personnelles et fiscales ont été dérobées. Selon les informations relayées depuis, plus de 678 000 usagers, particuliers et professionnels, seraient concernés.

L’administration précise que le site impots.gouv.fr et les espaces personnels et professionnels n’ont pas été compromis. Le risque principal est ailleurs : des données d’identification réelles, comme le SIREN, la dénomination ou l’adresse d’une entreprise, rendent les tentatives d’escroquerie beaucoup plus crédibles.

Le communiqué officiel, mis à jour le 14 septembre 2026, est disponible sur impots.gouv.fr.

Pourquoi la facture électronique multiplie les tentatives d’arnaque ?

Parce que tout le monde attend des messages sur le sujet. La DGFiP a réellement écrit aux entreprises pour leur demander de désigner une plateforme de réception. Les escrocs imitent ces envois, en y ajoutant urgence et menace de sanction.

Scénario d’arnaque Signal d’alerte Bon réflexe
Faux mail « DGFiP » : inscription à l’annuaire à régulariser, amende à payer Lien vers un site non officiel, demande de paiement ou d’identifiants Se connecter directement à son espace sur impots.gouv.fr
Fausse plateforme « obligatoire » payante Plateforme absente de la liste officielle des plateformes agréées Vérifier la liste publiée par l’administration fiscale
« Votre facture est disponible sur la plateforme » Expéditeur inconnu, lien de téléchargement ou pièce jointe inattendue Consulter les factures uniquement depuis votre propre plateforme
Changement de RIB d’un fournisseur Demande par e-mail, souvent urgente, parfois avec une vraie facture en copie Contre-appeler le fournisseur sur un numéro déjà connu

Comment reconnaître un faux message ?

Avant de cliquer, prenez trente secondes pour vérifier ces points :

  • L’adresse de l’expéditeur : les messages officiels proviennent de domaines en « gouv.fr ». Un « .com » ou un « .info » doit vous alerter.
  • Le ton : urgence, menace d’amende immédiate, délai de quelques heures. L’administration procède par mise en demeure, pas par ultimatum.
  • La demande : l’administration ne vous demande jamais vos identifiants, vos coordonnées bancaires ou un paiement par simple e-mail.
  • Le lien : survolez-le sans cliquer. S’il ne mène pas vers un site officiel, supprimez le message.
  • La plateforme citée : seule la plateforme que vous avez choisie peut vous transmettre des factures électroniques.

Quels réflexes mettre en place dans votre entreprise ?

La meilleure protection reste une organisation claire, connue de toutes les personnes qui manipulent les factures et les virements.

  1. Double validation des changements de RIB : aucune modification sans contre-appel à un numéro déjà connu, jamais celui figurant dans le message.
  2. Un seul canal de réception des factures : votre plateforme agréée. Une facture qui arrive par un autre chemin mérite une vérification.
  3. Authentification renforcée sur vos accès bancaires, fiscaux et comptables.
  4. Sensibilisation de l’équipe : comptabilité, assistance, direction. Les escrocs ciblent souvent la personne la moins exposée au sujet.
  5. Circuit de validation des paiements : dans Pennylane, par exemple, un workflow d’approbation empêche qu’une facture soit réglée sans contrôle.

Choisir une plateforme de dématérialisation partenaire fiable et bien paramétrée fait partie intégrante de cette sécurité. Nos missions comptables incluent également le contrôle des coordonnées bancaires de vos tiers.

Que faire si vous avez cliqué ou payé ?

La rapidité est décisive, surtout en cas de virement frauduleux :

  • Contactez immédiatement votre banque pour tenter un rappel de fonds.
  • Changez vos mots de passe et activez la double authentification sur les comptes exposés.
  • Signalez l’escroquerie sur cybermalveillance.gouv.fr et déposez plainte.
  • Prévenez votre expert-comptable, qui vous aidera à retracer les opérations et à sécuriser vos flux.

Conclusion

La fuite de données de la DGFiP ne compromet pas vos espaces en ligne, mais elle donne aux escrocs des informations réelles pour vous piéger, au moment précis où la facture électronique bouscule les habitudes. Vérifier l’expéditeur, contre-appeler avant tout changement de RIB et centraliser vos factures sur une seule plateforme suffit à écarter la plupart des tentatives.

Vous souhaitez sécuriser vos circuits de facturation et de paiement ? Prenez rendez-vous avec l’un de nos collaborateurs pour une évaluation complète de votre situation, sans engagement.

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